© Antoine Andreani

Pour sa dernière date européenne, vendredi dernier à Genève, l’homme qui fait danser le monde a fait exalter la foule suisse avec ses incontournables classiques.


Avoir de l’endurance était de mise. Impossible de se reposer quand sur scène il y avait un one-man show totalement indomptable. Connu pour ses multiples talents et son style complètement déjanté, ce n’est pas par le bas, ni par un quelconque côté de la scène que Mika est apparu… mais bel et bien par les cieux, dans une roue, faisant penser à un engrenage. D’un pas confiant, puis d’une course comique, c’est au terme d’un jeu dans les airs que l’artiste atterrit sur terre.

Montréal et Mika, un lien qui ne se défait pas

Petite histoire pour accompagner le premier titre : c’est par un aller-retour supersonique et une longue sécession studio que le morceau Modern Times a eu sa dernière mise en beauté.

Ses sonorités viennent tout droit d’un orgue se trouvant dans l’une des cathédrales de Montréal, la « ville aux cent clochers », avec laquelle le chanteur à une attache particulière. Le ton était donné pour la suite de la soirée.

© Antoine Andreani

Une DA sans barrière, sans limite mais avec une créativité sans fin

Les fans ont été accueillis par un rideau scénique au fond bleu lotus, orné d’un gigantesque « Hyperlove » faisant référence à l’intitulé de son nouvel album. Des lettres au style allongé remplies de pigments vifs, accompagnées par une bouche et son rouge à lèvre rouge écarlate.

Le lâcher de tissu en mode Kabuki, a fait découvrir aux spectateurs, d’un coup sec, une scénographie prenant son inspiration du théâtre d’avant-garde russe des années ’20 et également au collectif FEKS (La Fabrique de l’Acteur Excentrique). D’où les engrenages et les costumes choisis. Mika nous a fait passer du noir et blanc pour le début du show à du rose pétant pour le reste de l’évènement.

© Antoine Andreani

En complète harmonie avec son public

La fosse avait le nom « d’enfant terrible » et le balcon « d’ange du paradis » : c’est de façon poétique que Mika a voulu rassembler ses adeptes durant sa tournée. Il ne se contentait pas seulement d’interpréter ses musiques mais parlait, rigolait et racontait même des anecdotes, de Jane Birkin à son fidèle compagnon canin. Un tsunami de bonne humeur, qui pour cette soirée spéciale a déployé toute son énergie pour chanter et danser.

Il y a une réelle connexion qui s’est créée. Une émulsion d’amour dans une salle remplie de sueur. C’est par une tradition assez folle que le concert a touché à sa fin : tout simplement Mika qui s’amuse en passant dans la foule pour être au plus proche de toutes ces âmes joyeuses.

© Antoine Andreani

Un guest qui envoie en ouverture de concert

Jake Garrat, que dire ? Il chante, compose sur scène et joue de plusieurs instruments en même temps. Une multitude de cordes à son arc. Sans parler du riche répertoire de styles musicaux qu’il a proposé à l’Arena. Il y en a eu pour tous les goûts : RnB, pop, pop-rock, électro. Une musique qui incite à totalement lâcher prise comme dans un bain chaud. Une voix puissante, mais qui sait s’adoucir quand il le faut. Un diamant à l’état brut.

Toutes les photos du concert par Antoine Andreani