
Vendredi 13, synonyme de malheur ? Le quartier de Sévelin a pourtant été chanceux avec Beka en ouverture puis Yvnnis, qui se caractérise en homme de parole…
Pour reprendre ses dires, dans l’un de ses sons (BREAK), « J’fais un p’tit détour par la Suisse ». C’est exactement ce qu’il a fait avec son unique date en Suisse. À Lausanne.
Entrée fracassante, il arrive en balle
Légèrement caché par la fumée et le jeu de lumière, c’est totalement boosté qu’il débute le show debout sur un podium en rappant LESBRAS, premier titre de son nouvel album DND (DO NOT DISTURB). C’est dans une euphorie complètement hallucinante que le jeune public des Docks l’a accueilli. Lui, le salue par une tenue fluide et travaillée : petite veste sans manches au style camouflage, accompagné d’un pantalon blanc rempli d’éclaboussures noires comme si un lanceur de paint-ball l’avait touché.

Ambiance oscillante, artiste discret… mais avec l’impact d’un big shoot
Personnalité secrète, distante et si proche de son public en même temps, à plusieurs reprises le jeune interprète s’est figé dans une posture de profil, un bras replié contre lui tandis que l’autre, portait son micro. Un regard fixé devant lui.
C’est un reflet fort, renvoyant une image d’un jeune solide sur ses appuis. Un esprit et un cœur qui ne craignent pas de laisser plume et voix se déchaîner sur un bout de papier ou face à des centaines de personnes.
Exemple parfait en milieu de soirée avec son titre PAS DU GENRE A GUINGUIN, où pudeur émotionnelle se mêle au contraste d’une ancienne et nouvelle réalité, celle artistique. Pourtant, quand il va chercher son audience, il est comme un vin italien, excellent par ce qu’il propose.

J’crois que tu piges pas ma legueu : quand il y en plus, il y en a encore
C’est aux alentours de 22h30 que le concert commence à toucher à sa fin. Yvnnis, le fait cash comprendre, mais tout en douceur. Aucun des fans présents ne voulaient en entendre parler. Les sons repartent de plus belle, jusqu’à ce que le rappeur lance ses mots d’adieu.
Tout portait à croire que cette fameuse fin se présentait…mais quand il y en plus, il y en encore ! C’est sur BARA que les Docks entrent dans une folie folle. Le batteur, s’est tout simplement mêlé au public. C’est dans un chaos de joie que le show s’est fini. En bien.

Beka, sous grosse veste pour l’échauffement
En première partie, c’est en doudoune capuchée que l’artiste vaudois de la new-gen débarque sur scène, dans sa ville, pour montrer au public lausannois de quoi il est capable. Ses sonorités se présentent sous forme de mélodies venant de l’RnB, de l’hyper-pop ou encore de l’électro tout en gardant une ligne directrice portée sur le rap. Prometteur.








