
Du 3 au 18 juillet 2026, les amoureux·se·s du son pourront se retrouver au bord de l’eau, se laisser porter par les voix et instruments de cette renversante 60e édition. Elle est composée d’artistes et groupes en tous genres venant de toutes époques.
Parce que la Suisse est habillée d’innombrables talents, il est primordial de donner naissance à de nouvelles créations. C’est pourquoi, l’équipe du MJF a fait appel au génie créatif de Kévin Germanier. Plus de 60’000 sequins et perles de verre, de bois et de plastiques (petit clin d’œil au 60 ans de la manifestation) ont été nécessaires afin de soigneusement vêtir une toile de velours, choisie pour cette œuvre caractérisée par une horde de couleurs.
Identité, travaux et chiffres
Après des centaines d’heures de coups de marteau et un cortège infini de camions et machines de chantier, le Centre de Congrès se voit finalement restitué rayonnant pour sa mission principale : accueillir l’art de la « poésie moderne », combinant sons, silences et nuances.
C’est une structure réinventée qu’il sera possible de fouler cet été. Le fonctionnement du flux de personnes a été repensé pour le hall principal, une fluidité sera retrouvée à ce niveau-là. Des nouveaux podiums seront visibles au Stravinski et au Lab, afin d’apporter une expérience inoubliable rimant avec confort, acoustique et proximité avec les scènes intérieures.

Une série de chiffres pour clore cette section légèrement plus technique que les autres : peut-être l’un des plus petits, mais sûrement l’un des plus importants.
Ce sont 39 exclusivités suisses qui se produiront spécialement pour nous, 250’000 festivaliers·ères attendus·es, 1000 panneaux solaires sur le toit du 2M2C et pour finir, plusieurs millions de francs de budget pour offrir une édition roborative.
Les noms, les noms, les noms !
Ils seront donnés, mais parfois, il est judicieux de laisser croître l’engouement… Le suspense a assez duré.
Infra, une exposition non-exhaustive de l’auditorium Stravinski : pour une 3ème année consécutive au bord des rives vaudoises, accompagné de son nouvel album titré THIS MUSIC MAY CONTAIN HOPE, RAYE. Une ouverture de festival qui sera animée par une méticuleuse mise en scène pour une soirée mémorable, soutenue par Audemars Piguet.
En janvier dernier, le Rijksmuseum d’Amsterdam a eu le privilège de le recevoir entre ses murs entourés de prestigieux tableaux. Il sera également l’invité du Montreux Jazz… l’honorable Sting.
Du très précieux From Her to Eternity à l’histoire sombre, au miraculé et heureux Wild God d’après pandémie, il n’y a qu’un groupe capable d’une telle prouesse, Nick Cave & The Bad Seeds. Petite anecdote plaisante : lors de la venue du groupe en 2022, Mathieu Jaton a eu la chance de tomber sur Mister Cave lors du petit-déjeuner, il était assis paisiblement en train de profiter d’un moment calme.
Des projets éclectiques, notamment avec Zara Larsson
Chez elle, non par envie, elle s’essaie à la création musicale, poste sous couvert d’anonymat en 2021. Avec la magie d’internet et de son talent, PinkPantheress naquit.
Une autre star de la pop à la réputation plus ancienne cette fois-ci, aux titres viraux faisant danser l’Europe entière, nul autre que Zara Larsson.
Groupe d’hip-hop mythique connu pour son improvisation, son ancrage à la tradition afro-américaine, aux genres éclectiques, il nous vient tout droit de Philadelphie : The Roots.
Et Mesdames, Messieurs. sûrement l’un des New-Yorkais les plus connus dans le monde de la techno dans les années 90 et encore aujourd’hui. Il a su renaître tel un Phenyx avec Play et comme a dit Mathieu Jaton : « Cela fait 30 ans que nous l’attendions » : Moby.

Le Montreux Jazz Lab de retour
Au tour de la plus petite scène : avec l’un des sets du Boiler Room les plus visionnés de l’histoire, un maître dans l’art du mixage et dans celui de faire taper du pied jusqu’au petit matin, le puissant ¥ØU$UK€ ¥UK1MAT$U.
Avec des influences venant d’Etta James, connue sous les Spotlight Sessions de l’an dernier, à la prestance vocale d’une contralto et d’une présence scénique bouleversante, elle revient sur la scène de cette édition, Sienna Spiro.
Retour au pays et plus précisément à Bienne, là où l’un des membres du collectif genevois de la Superwak est né.
Rappeur imprévisible, sachant jouer avec tous les styles, le surnommé Mak The Knife, le grand Makala.
Ses modèles artistiques sont Lauryl Hill, Erykah Badu ou encore Amy Winehouse, estimée pour sa voix rauque et expressive, réputé pour son titre Raggamuffin, Selah Sue se produira avec le duo Belge The Gallands cet été pour former un trio cathartique.
Que serait le MJF sans sa partie Jazz ? Et bien, c’est une question à laquelle aucune réponse ne pourra être apportée. Purement et simplement car le Lab aura le plaisir pour deux soirs, en compagnie de quatre virtuoses, de plonger au cœur de ce genre musical vécu comme un dialogue entre instruments.
Des prodiges de la discipline comme Marcus Miller, commémorera les 100 ans de Miles Davis, passant par Billy Cobham, batteur d’une prouesse sans égal. Ce sera aussi l’heure pour Charles Lloyd de montrer de quelle manière le saxophone doit être joué et de célébrer les 60 ans de sa participationà la première édition du Festival.
Le clap de fin revient au conteur, artiste à la voix chaude et touchante, Gregory Porter.







