
Vendredi dernier à Nyon, c’est une page qui s’est tournée pour Broken Bridge, dans une ambiance festive et remplie de beaux souvenirs à l’Usine à Gaz.
En première partie, le groupe Licking Rainbows, ami de longue date des membres de Broken Bridge, a ouvert en beauté la soirée. Lui aussi trio nyonnais, il a bien su chauffer la salle avec ses morceaux garage rock, tirant sur le psychédélique et avec sa belle scénographie aux couleurs de l’arc-en-ciel. En clôture, DJ Zebra a proposé un set de mash-up pour continuer les festivités. De plus, le foyer de l’Usine à Gaz exposait la très belle série de photographies de Théa Moser “Broken Bridge : The Dream is Over”.
Un vrai rassemblement
Cet événement a su réunir une belle diversité de personnes, un public de convaincu·es, les ami·es et proches du trio, les amateur·ices de leur musique garage-rock, les fans et les curieux·ses. La salle était pleine pour saluer Don Saltamontes (guitare, chant), Redd Knee (batterie, chant) et Captain Will (basse), ensemble pour la dernière fois, mais aussi profiter d’une soirée haute en couleurs.
Broken Bridge entame son set par un discours très touchant prononcé par Redd Knee. En porte-parole du groupe, il remercie de très nombreuses personnes et termine sur une note philosophique. Après ce moment émouvant, ils ont enchaîné avec une revue de leur discographie, composée de deux albums, Thome Fole (2020) et Love and Sweetness (2023), en plus de singles et de l’EP Cabin Fever (2022).

Musique brute et riffs percutants
Après près de 10 ans de carrière, ils ont su garder leur énergie et leur passion. Le groupe de Garage-Rock a joué des morceaux d’ici et là pour faire partager à la salle comble ceux qu’ils préfèrent jouer, mais ils nous ont aussi fait découvrir deux morceaux inédits, ce sera la première et la dernière fois qu’ils auront été joué live.
Le groupe a su mettre le feu à la salle comme à son habitude, avec sa musique brute, ses riffs percutants et ses paroles engagées. Ça aura été un joyeux concert d’adieu, un happy ending comme les membres du groupe le souhaitaient.

Ce n’est qu’un au revoir…
Finalement, venir voir le concert d’adieu du trio nyonnais à Nyon, en tant que Nyonnaise, dans la salle de l’Usine à Gaz que j’affectionne particulièrement a été un moment fort. Ce concert d’adieu a aussi été l’occasion de se souvenir de leurs précédents concerts, entre la fête de la musique de Genève, la salle de l’écurie ou encore Paléo, le groupe a toujours su bien s’adapter à son environnement, des petites salles aux grands festivals open-air.
On a hâte de voir les projets musicaux des uns et des autres membres du groupe, on se doute que la n’est pas la fin de leurs aventures musicales, comme on a déjà pu le voir avec le projet Blue Blue Sky de Don Saltamontes. On se réjouit également de retourner à l’Usine à Gaz qui propose souvent de belles pépites. On pourra notamment y retrouver Lalalar le 23 mai prochain, vus au Jval l’an dernier.





