OWNI © Jessica Lucisano

L’artiste émergent·e jurassien·ne n’était pas à son premier coup de hanche à Neuchâtel. C’était donc pour une seconde fois qu’iel est revenu·e ce jeudi 12 février. La raison ? Le vernissage de son premier EP « Prisme », dont la pochette a été réalisée par nulle autre que… FAUSTINE, la première partie.


Nous entendions sa voix, mais aucune silhouette à l’horizon. Caché·e en coulisses, c’est dans une atmosphère égrillarde qu’OWNI a fait son entrée dans un joli costume noir, accompagné·e de Romane aux cordes et de Lynn au piano sous une lumière rouge sang. C’est par une voix douce et élégante que le spectacle a commencé. 

De la profondeur… 

L’auteurice-compositeurice-interprète a pris la Case à Chocs et l’a emmené dans un univers de pop et variété française. C’est un voyage aux multiples arrêts qui attend les spectateurs : de la question queer, aux blessures de solitude qu’un être peut ressentir, en passant par la folie démagogue que notre société sans limite connaît. Des haltes difficiles, par leurs sujets, mais qui finalement nous paraissent si légères grâce à la douceur et la présence rêveuse de l’âme qui les chantent. 

OWNI © Jessica Lucisano

On ne s’y attendait pas ! 

Et là, qui sort des coulisses ? FAUSTINE, découverte en ouverture de concert ! Les deux artistes ont offert un magnifique mélange de voix et de styles sur Thelma et Louise. Rebondissement, et nouveau cadeau de l’artiste jurassien·ne : une interprétation d’une exclusivité intitulée Sauvage. C’est une chanson qu’iel à écrit à l’abri de toutes et tous pour fuir une vie gorgée de noirceur. Cependant, la forme n’en est rien… le morceau bien que triste, est exotique, chaleureux et rempli d’espoir. 

OWNI nous aura fait passer par bien des émotions pendant cette enivrante soirée. C’est une escapade qui en vaut le détour. 

FAUSTINE, une première partie haute en surprises 

C’est dans une ambiance embellie de couleurs que sonna le début de cette folle soirée lancée par la Fribourgeoise FAUSTINE, jeune autrice-compositrice-interprète de 24 ans. Selon ses dires, elle arbore un style pop-alternatif, mais c’est une déclaration bien trop modeste quand on se rend compte que c’est une explosion de genres qui se dresse devant le public de la salle neuchâteloise. 

FAUSTINE © Jessica Lucisano

Tous les âges étaient de la partie ce soir-là. Et le point commun se produisait sur scène : tous les sens du public étaient en harmonie avec l’artiste et ses mélodies hybrides. Iel nous a fait danser sur de la pop-rock, en passant par de la soul et à travers des mélodies de jazz. Ses sonorités remplies de rimes étaient toutes accompagnées de textes tirés de sa vie personnelle, de celle de son entourage et spécialement sur des thématiques revendicatrices telles que le féminisme, la santé mentale et l’antiracisme.

Entraînante et hypnotisante, c’est par de forts applaudissement que FAUSTINE nous a tiré sa révérence.