
Kevin Morby avait l’honneur d’ouvrir les festivités pour la 10e édition d’Antigel. Le Texan, fraîchement débarqué de son avion depuis les USA, est le premier artiste de cette édition à fouler les planches de l’Alhambra. On vous livre nos impressions.
La présence de Kevin Morby est certainement l’un des points forts de cette édition d’Antigel. C’est un peu le leader de cette nouvelle génération d’indie rock nord venue Amérique du nord. Sa voix évoque tantôt les grands espaces texans, tantôt la mélancolie des grandes villes. On se retrouve emporté dans ce voyage et dans l’univers de Kevin Morby le temps d’une soirée.
Lorsque l’Américain apparaît sur scène vêtu d’un costume blanc pour interpréter le premier titre Oh My God de son dernier album du même nom paru en avril dernier, on est de suite conquis par son talent, et cette mélodie presque spirituelle. C’est d’ailleurs une des thématiques de son dernier album, le rapport de l’artiste à la religion.
Kevin Morby abandonne ensuite le clavier pour récupérer sa guitare dorée, juste le temps pour le public de l’acclamer. « Like a bunch of beautiful birds”, comme le dira-t-il, le temps d’interpréter quelques chansons, comme l’excellente Congratulations.
Une seconde partie plus intense
Toujours en place et précis, il fait le pari de jouer en comité réduit pour cette tournée. Après une introduction solitaire, il est rejoint par son batteur Justin Sullivan, qu’on avait déjà vu en première partie du concert avec son projet solo Night Shop. Aucun de ses 5 albums parus depuis 2013 n’est oublié, chacun avec son style et ses interprétations différentes. Et la complicité avec Justin Sullivan fonctionne.
C’est en effet probablement en duo que Kevin Morby est le plus intense, lorsqu’il peut partir sur des grandes envolées à la guitare tandis que le rythme est assuré par la batterie. La preuve sur le puissant morceau Harlem River avec lequel il vient clore le concert.
Peut-être que certains étaient plus habitué à voir l’Américain se produire avec une multitude de musiciens et d’instruments sur scène, mais cette réinterprétation de ces titres avec une formation intimiste et minimale fut une belle surprise et on se réjouit de revoir le Texan chez nous bientôt.
