
Point de rencontre de la musique nationale depuis 1998, le festival soutenu par le Pour-cent culturel Migros est spécialement conçu pour les jeunes talents en quête d’aventures et de défis. LastNite a assisté à certains concerts !
Les artistes sont principalement du pays, mais des noms internationaux étaient également de passage. Le m4music, c’est un marathon musical s’opérant sur 2 jours : 48 heures de petits pas et parfois de courses sur 8 sites différents. Les BPM doivent être hauts et rapides pour avoir le temps de savourer chaque étape du programme.
Conférences et remises de prix sont aussi mises à l’honneur. Cependant, il ne faudrait pas oublier la spécialité de l’évènement zurichois « La Demotape Clinic ». Une chance pour une démo d’être sacrée « Demo Of The Year 2026 ». Mais place avant tout aux concerts suivis le samedi !
AKRYL, chanteuse vivante et à la fois fragile
Accompagnée par ses acolytes musiciens, c’est en début de soirée que l’artiste présente au BOX une traversée mélodique naviguant de la dream pop au folk indie. Il n’y a pas qu’une expression gestuelle qui est ressortie de cette prestation, mais une réelle démonstration lyrique.
L’ambiance était telle que le public aurait pu se croire dans un bar aux lumières tamisées, en écoutant le son d’une voix racontant le sentiment de solitude, des ravages d’aimer, qu’ils soient bons ou mauvais, et la nécessité d’agir en société. C’est un portrait qui pourrait paraître triste et bien non, c’est tout le contraire…toute la salle a pu se lâcher et danser.

Petit 180° pour atterrir avec les Genevois de Lone Assembly
Ce mélange de post-punk, synthé et new wave a donné des ailes à l’EXIL. C’est bruyamment que le groupe commence par The Pain Keeper. Rien n’a été intériorisé, toutes les émotions ont pu sortir de leur tanière. Un début réussi pour passer le concert totalement libéré.
C’est à travers une voix puissante, à la fois délicate et glaciale comme un froid polaire, que le chanteur et musicien Raphaël Bressler, a su glisser une once de nostalgie accompagnée d’un fort sentiment d’extase à cette soirée. Bien que le quatuor se soit habillé d’une couleur très sombre, leurs tenues noires n’ont pas su cacher les intenses émotions que la musique peut transmettre.

La folie anglaise pour réveiller la paisible Suisse : MONSTER FLORENCE
Rap et punk, drôle de combinaison musicale certains diront. Il s’agit pourtant une formule mêlant des composants, tous dignes du boom d’un orage d’été. C’est en balançant STATE (OF U) dès la première minute que les spectateurs ont rapidement compris que le moment qui suivrait allait être haut en rebondissements. Et dans une atmosphère plus détendue, en mode punk-rock, les six membres du groupe britannique ont interprété TOOTHSKIN.

Les trois protagonistes au chant servant d’exutoire aux paroles de leurs chansons, avec des personnalités diamétralement opposées, ont néanmoins réussi à créer une véritable symbiose sur scène. Comme si la présence de l’un, était nécessaire aux deux autres et ainsi de suite.
Le m4music est une réunion artistique valant la peine de se rendre jusqu’à la capitale économique du pays. Une possibilité de se familiariser au monde musical suisse et aux pépites qu’il regorge.
Retrouvez d’autres photos des shows par Lucie Gertsch





















