Ascendant Vierge © Antoine Andreani

Le voyage commence à Londres en présence du Britannique. La première halte, quant à elle, s’est faite dans l’hexagone avec le duo français. Le LAB a fini par atterrir en terre nippone en compagnie du Tokyoïte.


Le décollage s’est effectué tout en douceur, mais la suite du vol s’est transformé en variation de pression et de vent totalement incontrôlable, même pour les pilotes. 

Entre sourire narquois et écran de fumée, le Londonien laisse planer le doute

C’est entouré d’une structure Global Truss en aluminium et englobé d’un brouillard blanchâtre que le producteur d’hyperpop aux racines classiques et jazzy s’est fait découvrir par le public. Habillé d’une tenue noire faisant penser à un froc de moine, Danny L Harle lance son set avec des mélodies laissant couler une ambiance de boîte de nuit se trouvant au bord de la mer. 

© Antoine Andreani

Un convive un peu spécial 

Ce soir-là, il n’est pas venu seul. Un invité particulier était à ses côtés : il ne s’agissait pas d’une personne, mais de son fidèle compagnon, le violoncelle. Ce sont des moments de douceur et de repos qui ont navigué entre la foule. Une connexion entre lui et son instrument s’est établie sur scène, comme si ses doigts n’avaient pas besoin de toucher les cordes pour créer le son, le simple effleurement des extrémités de ses phalanges était suffisant à faire naître la mélodie. 

C’est une amorce de bal parfaitement maîtrisée pour cette troisième soirée au LAB. L’artiste nous a fait l’honneur de nous présenter son nouvel album et des morceaux tels que : Crystallise My Tears et Two Hearts en featuring avec la pop star Dua Lipa. 

© Antoine Andreani

La rencontre des corps célestes du Nord et du Sud français 

Quand le signe astrologique gouverné par la planète Mercure se mélange à l’univers de la musique, il n’y a qu’un duo pour le faire c’est :  Ascendant Vierge. L’assemblage de leur mondes respectifs sont comme les pôles de deux aimants qui se repoussent et donnent vie à une magnifique répulsion magnétique. La sensation de cette fameuse boule de force qui mène à cette sensation de glisse explique parfaitement leur synergie. C’est un tout qui s’assemble. Au Top. 

La voix angélique de Mathilde et ses références lyriques, associées à celles de Paul issues des années 1990, comme la breakbeat ou la drum and bass, ont offert aux amoureux·ses de la techno des sonorités tirées de la trance ou de la hardcore, vocalement transmises par un style pop/gothique surfant sur de la cyberpop. 

Chacun·e a son rôle : Paul pour la production et Mathilde au-devant de la scène, menée par ses paroles. La chanteuse à la robe vert olive et aux lunettes rétro a su hypnotiser les esprits par une gestuelle énigmatique et une prestance vocale hors norme. Quant au maître des platines, il a réussi à transmettre une énergie de bonne humeur, au point de nous faire transpirer. Un petit discours a été donné pour présenter l’un de leurs titres : “celui qui est sur son portable est un petit joueur, un influenceur”. Le duo s’est également retrouvé côte à côte pour présenter leur chanson Lotus Noir. Cette deuxième partie de soirée a sonné comme un retour aux années 90 sous 160 bpm.  

© Antoine Andreani

Le Pays du Soleil Levant a fait escale au bord du Léman 

C’est en surprenant le public par une arrivée silencieuse que l’as du mix commence son set. Le début se fait par une longue intro dûment préparée. Ce sont des mélodies, des sons pouvant faire penser à des instruments à cordes venant des pays nordiques, du Moyen-Orient ou encore de l’Asie. Il n’y a pas de style musical, mais plutôt un état mental retranscrit, comme si l’esprit était brouillé et envoûté dans un monde sans vitesse, pris par une lenteur extrême.

Ça s’enchaîne : il part sur un tempo beaucoup plus rapide, les sens se réveillent, la batterie, la contrebasse et le piano se font entendre. Le mélange des instruments est arrangé d’une façon si fluide que c’est un régal pour les oreilles, comme quand un couteau coupe du beurre. 

© Antoine Andreani

Il est temps pour Monsieur Yukimatsu de faire tomber le tshirt, et c’est au moment exact où chaque partie de son corps se transforme en une véritable note de musique. Il ne fait plus qu’un avec chacune d’entre elles, il la vit sans jamais s’interrompre dans son élan. C’est une véritable exploration émotionnelle que le LAB a pu vivre. Certains passages peuvent donner l’impression d’être dans le film Whiplash, afin de donner une idée de l’état mental de son jeu de DJ.

Évidemment, il ne pouvait pas quitter la scène sans jouer son passage légendaire qu’il avait proposé lors de la Boiler Room de Tokyo en 2025.

C’est un style complètement différent de ce qui se fait d’ordinaire ; il pourrait être qualifié et crédité d’expérimental, car il y a une multitude de genres qui peuvent être entendus. Le set était tellement monstrueux que la foule a clamé son nom d’artiste pendant une durée presque illimitée à la fin du show. 

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