
Sous les arbres des Jeunes-Rives, quelques heures avant leur concert à Festineuch en juin dernier, LastNite est allé à la rencontre des quatre membres qui composent le groupe valaisan Fluffy Machine. Entrevue fleuve!
C’est dans une ambiance décontractée et pleine de bonne humeur que Yolan, à la guitare et au chant, Frank, à la batterie, Nicolas, à la basse, et Greg, à la guitare, nous ont parlé de la sortie de leur dernier album BEACH//WAVE.
Vous avez sorti un double album BEACH//WAVE en mars 2026, comment s’est passé le processus créatif ?
Yolan : On s’est dit qu’on allait faire une dizaine de chansons, très “summer”, très légères. Des chansons efficaces, avec de bonnes vibes. Et justement le principe c’est que la face WAVE qui est une seule chanson de 16 minutes, où on a vraiment commencé à tenter des trucs plus expérimentaux, qui racontent vraiment une longue histoire de A à Z. Et ça a donné ce que ça a donné. On était vraiment contents de le pouvoir faire, parce que c’est vraiment un nouveau truc qu’on n’avait jamais essayé de faire une chanson de 16 minutes.. ce qui est, il faut l’admettre, assez long.
Frank : Ce qu’il a pas précisé, c’est que WAVE, on l’a enregistré en live, tous ensemble en studio en une seule prise. Et après on a rajouté par-dessus quelques arrangements pour que ça sonne bien mais tous les instruments de base, c’est une prise brute, d’une seule traite. C’était très nouveau et très cool à faire.
Dans la direction artistique (DA) de l’album, il y a un côté qui est très léger, fun, le côté BEACH et le côté WAVE qui est un peu sombre et angoissant.
Yolan : C’est vrai qu’en général, on fait des morceaux plutôt fun et légers mais tous, à titre personnel, on écoute aussi des chansons un peu postpunk ou des longues chansons instrumentales. Et on s’est dit on aime bien ce genre de musique donc pourquoi est-ce qu’on ne ferait pas un morceau de ce genre. Par contre : comment faire pour glisser ce morceau dans un album ? Cela n’a pas vraiment de sens. Alors délibérément, on voulait montrer aux gens qu’il s’agissait vraiment de deux univers distincts, comme ça les gens comprendraient et ne seraient pas surpris. La DA de l’album vient plus d’une fin utile, pour montrer que c’est deux univers différents.
Est-ce qu’elle porte des inspirations personnelles ?
Nicolas : Les paroles de WAVE parlent d’un burnout que j’ai fait, où j’avais un trop-plein. Je faisais trop de choses, et j’ai tout lâché. Et la chanson parle un peu de comment on peut être submergé à force de dire oui à plein de choses.
Au niveau de la création de vos chansons, est-ce que vous vous réunissez tous pour brainstormer ou ça vous vient naturellement quand vous faites vos courses ?
Yolan : Moi, j’apporte une démo ou une idée de base aux autres. Effectivement, on se met ensuite à quatre et on travaille dessus. C’est vrai que Nico est celui qui a le plus tendance à peaufiner et vraiment chercher la petite bête… et le meilleur moyen de faire une chanson.
Nicolas : Il essaie de dire que je suis pénible.
*rires*
Yolan : Et si on la joue pendant plus d’un mois, ça veut dire qu’on va la garder pour l’album.
Ça vous arrive toujours d’être stressés avant de monter sur scène ?
Frank : Oui, moi je pense que c’est très bien de stresser parce que les trucs stressants en général, ce sont les trucs bien. Par exemple, quand vous allez aux toilettes, vous êtes stressés ? Non. Parce que c’est nul. *rires* C’est ce qu’il faut se dire : dès que je commence à stresser et à me dire je ne me sens pas bien, c’est parce qu’on va faire un truc très cool.

Fluffy Machine a également annoncé cet été une prochaine tournée de septembre à octobre qui les feront voyager notamment en France, au Royaume-Uni et au Japon. Une belle occasion pour le groupe de partager son énergie, sa bonne humeur et son univers résolument ludique avec un public toujours plus large. Pour celles et ceux qui vont rester en Suisse, un autre événement se profile à l’horizon : la première édition du Fluffy Fest ce novembre. Alors, si vous êtes amateur·rice de canards, de bonnes ondes et de musique qui fait du bien, vous savez où aller.








