© Adèle Löffler – Festi’neuch

Du Disco Bulles à Lorie, le dimanche de Festi’Neuch avait de quoi faire danser toutes les générations. Et un coup de coeur : la Brésilienne Mari Froes.




Après 20ans, Junior Tshaka a pu faire son comeback à Festi’neuch en ouverture. Programmé l’année dernière, le chanteur n’avait finalement pas pu se produire en raison des intempéries qui avaient entraîné l’annulation de la soirée du dimanche. Présent pour la dernière fois au Festival en 2005, il a enfin pu célébrer son retour cette année accompagné au chant par des classes secondaires du canton de Neuchâtel.

Fulu Miziki : l’afrofuturisme à la Marée

Sur la scène de la Marée, le collectif éco et afrofuturiste du Kinshasa, Fulu Miziki, a captivé le public. Originaire de la République démocratique du Congo, le groupe a livré une performance débordante de créativité et de fougue. Leurs rythmes entraînants et saccadés ont fait danser la foule ; petits et grands ont tapé des mains et des pieds.

Le concert était autant un plaisir pour les oreilles que pour les yeux. Les costumes et les instruments du groupe sont entièrement fabriqués à partir de matériaux recyclés, renforçant l’identité artistique et punk de leur univers. Une performance débordante de créativité et d’inventivité.

Lorie, première fois en festival

Un peu plus tard, Lorie Pester, ou Lorie, est montée sur la scène Lacustre. Une première pour la chanteuse : il s’agissait de sa toute première participation à un festival. Dans une ambiance résolument revival Y2K, les fans étaient au rendez-vous. Certains étaient même venus accompagnés de leurs enfants, peut-être convertissant une nouvelle génération de mini-fans.


Coup de cœur du dimanche : Mari Froes

« Do you guys like samba? This one is for you. »

Cheveux flottant sous le souffle des ventilateurs, baignée par la lumière dorée des dernières heures du soleil, Mari Froes a offert l’un des moments les plus délicats de cette édition. 

Accompagnée de deux percussionnistes, d’un guitariste électrique, trompettiste-flûtiste et d’une bassiste, la chanteuse brésilienne dotée d’une voix douce et profonde à la fois a installé une atmosphère chaleureuse et enveloppante. Au cours du concert, elle a annoncé une future sortie d’un tout premier album cette année, de quoi se réjouir !

L’univers musical de Mari Froes puise ses racines dans la Música Popular Brasileira (MPB), courant apparu après la bossa nova et qui reprend des éléments de styles traditionnels comme la samba ou le baião tout en intégrant des influences venues du jazz et d’autres horizons musicaux.

Les musiciens réinterprètent ces traditions à leur manière, en y ajoutant notamment trompette, guitare électrique, basse et flûte traversière. Parmi les instruments utilisés figuraient également des éléments emblématiques de la samba, comme la cuíca, un tambour à friction au son impossible à ne pas reconnaître.

L’ambiance et la musique très groovy, a été particulièrement bien accueillie par le public, il était impossible de résister à l’envie de danser. Accompagnée de cinq musiciens, on ressent un contact facile au sein du groupe, notamment à travers des moments d’improvisation comme lors du final, lorsque chacun a eu droit à son moment d’improvisation en solo. Accompagnée de cinq musiciens, l’artiste a démontré une belle complicité avec son groupe, notamment à travers des moments d’improvisation, comme lors du final, où chacun a eu droit à son solo. Le trompettiste, en particulier, a semblé couper le souffle de la foule.

La chanteuse s’est fait connaître aux musiques originales et des reprises qu’elle joue accompagnée de sa guitare acoustique qu’elle publie sur les réseaux sociaux. Parmi les plus connues figure notamment sa version de Figa de Guiné, qui lui a permis de toucher un public bien au-delà du Brésil. Un concert pour célébrer, en musique, l’arrivée de l’été.