
Un cap majeur pour l’un des plus anciens festivals de Genève, qui lance sa 50e édition ce mardi 25 août. Danse, musique, théâtre, performances, cirque : 50 événements pendant trois semaines de fête et de découvertes artistiques dans une trentaine de lieux et institutions partenaires.
La programmation de cette cinquantième édition est la première signée par Stéphane Malfettes, nouveau directeur général et artistique. Toutes les informations sont d’ailleurs disponible sur le site officiel du festival de La Bâtie ici.
En écho à l’esprit fondateur : le BÉABA
Un lieu éphémère dans le parc du musée Ariana. En 2026, ce sont les 50 ans de La Bâtie. À cette occasion, le Festival revisite ses racines et imagine le Béaba : un lieu éphémère à ciel ouvert, un espace joyeux et hospitalier dans le parc du Musée Ariana. Le Béaba sera conçu pour accueillir spectacles, concerts, performances, et pour offrir des zones de détente et de pique-nique.
En son centre, le public découvrira Crescendo , une œuvre monumentale en métal et céramique de l’artiste Julian Vogel. Une structure qui sera le réceptacle de performances de cirque, de concerts et de fêtes entièrement gratuits. Le Grand Hall du Musée Ariana sera quant à lui l’écrin majestueux d’une Nuit blanche exceptionnelle : un récital de piano d’une durée de 8 heures, consacré aux icônes de la musique minimaliste (de Philip Glass à Aphex Twin) et interprété par le musicien insomniaque François Mardirossian.
Parmi les artistes à ne pas manquer : les concerts du groupe Wabjie, de la chanteuse Bonnie Banane, du trio Acid Coco et de l’artiste cyclo-électronique JOUBe. Pour conclure chaque semaine du Béaba, les dimanches seront familiaux et festifs, entre pique-nique, boom des enfants, lives et DJ sets, à chaque fois imaginés par un collectif artistique différent.
De la musique avant toute chose
Plutôt que d’être considérés comme une sélection parallèle, les concerts dialoguent avec les propositions scéniques, les prolongent parfois, et se déploient aussi à leur manière sur le territoire avec des formats surprenants et des sensations fortes. On retrouvera ainsi le musicien Alexander Hacke (ex-Einstürzende Neubauten) à trois reprises en compagnie de son binôme Danielle De Picciotto : en concert à la cave12, en ciné-concert à l’Alhambra sur le film NIHIL oder Alle Zeit der Welt d’Uli M Schueppel, et en compositeur·ice/ performeur·euse de Sturbzep , la création de Sophie Perez à la Maison Saint-Gervais.
L’Alhambra sera le théâtre de deux autres moments musicaux exceptionnels : la venue de Fushitsusha 不失者, formation psychédélique rare emmenée par le pape japonais de la noise Keiji Haino ; et la performance ciné-musicale du Français Kangding Ray, compositeur de la musique du film événement Sirāt.
Le public qui souhaite prendre le large pourra suivre les pérégrinations de la formation genevoise bien connue Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp. Le temps d’un week- end (4-6 septembre), les 18 musicien·nes se lancent dans un marathon de six concerts en acoustique (et un électrique), du Château Voltaire au Grand Café de la Parfumerie en passant par la Scène Caecilia, cave12 et des espaces publics à Carouge, Vernier et au Grand-Saconnex.
La touche finale de cette cinquantième Bâtie sera donnée en musique et en beauté ! Avec d’une part, au Béaba, un Karaoké Choral concocté par le Collectif théâtral BPM (Büchi / Pohlhammer / Mifsud) pour entonner à gorge déployée l’hymne du jubilé du Festival ; et au Bâtiment des Forces Motrices, un grand concert de Roomful of Teeth, ensemble vocal américain lauréat d’un Grammy Award fondé par Caroline Shaw (notamment arrangeuse pour le dernier album de Rosalía).
La création locale à l’honneur : Ici c’est Genève !
Afin de donner un maximum de visibilité aux créations locales réunies pendant La Bâtie 2026, le Festival propose un zoom sur la scène artistique genevoise lors de sa deuxième semaine. Cette concentration de créations aura essentiellement lieu du 1er au 6 septembre, avec pour mot d’ordre « Ici c’est Genève ! », en collaboration avec une douzaine de lieux, pour douze équipes artistiques et donc douze projets pluridisciplinaires, dont l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp (marathon de 7 concerts).
Communiqué de presse : La Bâtie Festival







